Le phare de Saint-Laurent, sur l’île d’Orléans, se référait à un phare situé sur le quai du village de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, en service principalement pour guider la navigation fluviale et soutenir les activités maritimes locales.
Histoire et caractéristiques
Le phare d’origine était une tour carrée en bois d’environ 12 mètres (quarante pieds) de hauteur, avec une lanterne d’abord catoptrique (mèches et réflecteurs), puis améliorée par une petite lentille de Fresnel en 1890.
Premier gardien : Joseph Chabot, en poste de 1869 à 1880, remplacé par sa famille et divers notables locaux jusqu’aux années 1930.
En 1903, la lumière a été déplacée de la tour à une lanterne installée sur un hangar à l’extrémité du quai de Saint-Laurent, face au bassin où transitaient marchandises, goélettes, paquebots et les nombreuses embarcations produites dans le chantier maritime du village.
En 1914, la structure est remplacée par une mince tour d’acier à section ouverte. Après la Seconde Guerre mondiale, l’automatisation du phare suit la modernisation du réseau, participant à la sécurité des marins, plaisanciers et pilotes du Saint-Laurent.
État et importance
La tour d’acier a disparu, le feu est aujourd’hui donné par un dispositif moderne au sommet du quai (ferry dock), sans structure patrimoniale notable, mais la signalisation demeure critique sur le chenal de l’île.
Ce phare est étroitement lié à l’histoire maritime de Saint-Laurent, autrefois grand centre de construction navale et port d’escale stratégique de l’île d’Orléans, et il fait partie du riche patrimoine de signalisation fluviale du Saint-Laurent.
Le secteur du quai de Saint-Laurent abrite également le musée maritime (ancien chantier naval Fillion), renforçant la mémoire du passé nautique du village.
Le phare de Saint-Laurent rappelle donc le rôle maritime singulier de l’île d’Orléans et sa contribution à la navigation sur le fleuve, des goélettes du XIXe siècle au trafic moderne.




