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: En 1894, l’évêque de Rimouski confie aux Pères Capucins la mission auprès des Micmacs de Ristigouche (Listuguj), une communauté autochtone importante et historiquement ancrée dans la région.
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: Les Capucins, dont le plus célèbre fut le Père Pacifique de Valigny, s’impliquent profondément dans la vie spirituelle et éducative de la communauté. Le Père Pacifique apprend la langue micmac, rédige des textes liturgiques et des catéchismes, et favorise l’éducation grâce à l’implication des Sœurs du Saint-Rosaire.
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: La communauté des Capucins s’organise en un couvent florissant, avec plusieurs religieux dédiés à la mission. Les Capucins administrent les biens matériels et spirituels de la mission jusqu’à ce que les terres soient transférées à la réserve micmaque.
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: L’église Sainte-Anne-de-Ristigouche, située à Listuguj, a été construite entre 1912 et 1927, sous la direction des Capucins et avec la participation de la communauté micmaque.
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: L’église pouvait accueillir près de 1000 fidèles et était un lieu de pèlerinage majeur pour la fête de Sainte-Anne, attirant des visiteurs de toute la région.Elle se distinguait par une architecture imposante, des vitraux remarquables et une décoration intérieure soignée.
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: En avril 2021, un incendie a complètement détruit l’église, causant une grande perte pour la communauté locale et régionale.
À Sainte-Anne-de-Ristigouche (Listuguj), le « Monastère des Capucins » désigne la présence et l’œuvre des religieux capucins auprès de la communauté micmaque, notamment à travers la gestion de la mission, l’éducation et la vie spirituelle. L’église Sainte-Anne, construite et animée par les Capucins, était le cœur religieux et social de la communauté jusqu’à sa destruction en 2021. Le Père Pacifique de Valigny est resté une figure emblématique de cette mission, reconnu pour son engagement et son travail intellectuel au service des Micmacs de Restigouche.
Aujourd’hui, la mémoire de cette mission et de l’église reste très vivante dans la région, malgré la perte du bâtiment.
