La bataille de la Ristigouche est le dernier grand affrontement naval entre la France et la Grande-Bretagne en Amérique du Nord, survenu du 22 juin au 8 juillet 1760, à la fin de la guerre de Sept Ans. Elle se déroule dans la baie des Chaleurs, à l’embouchure de la rivière Ristigouche, aujourd’hui en Gaspésie.
Après la chute de Québec en 1759, la France tente d’envoyer des renforts et du ravitaillement à la Nouvelle-France, assiégée et affamée. Un convoi français, mené par La Giraudais à bord du Machault (navire de 26 canons), parvient jusqu’à la baie des Chaleurs, accompagné du Bienfaisant et du Marquis-de-Malauze. Des réfugiés acadiens et environ 150 familles micmaques, affamés, rejoignent les Français pour résister à l’avancée britannique.
Cinq navires de guerre britanniques, commandés par le capitaine John Byron, arrivent de Louisbourg pour intercepter la flottille française. La Giraudais se réfugie dans la rivière Ristigouche, fait installer une batterie de canons à terre et saborde des goélettes pour bloquer le chenal. Après plusieurs jours de manœuvres et d’accrochages, les Britanniques parviennent à forcer le passage le 3 juillet. Les combats sont acharnés, mais la supériorité britannique est décisive. Le 8 juillet, La Giraudais fait saborder le Machault et le Bienfaisant pour éviter qu’ils ne tombent aux mains de l’ennemi. Le Marquis-de-Malauze, transportant des prisonniers, est capturé.
La défaite prive Montréal de tout espoir de renforts. La Nouvelle-France, isolée et sans ressources, capitule à Montréal le 8 septembre 1760. Cet affrontement marque la fin du rêve français en Amérique du Nord. Le traité de Paris de 1763 officialisera la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne.
Le Lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche à Pointe-à-la-Croix commémore cet événement. On peut y admirer des vestiges du Machault, des expositions sur la bataille, et profiter de visites guidées et d’installations d’interprétation.
:
La bataille de la Ristigouche, en juillet 1760, scelle le sort de la Nouvelle-France par la destruction de la dernière flotte de secours française. Elle est commémorée aujourd’hui à Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie, où le site historique national raconte ce dernier acte de la présence française au Canada.
