Le moulin Ouellet, aussi connu sous le nom de moulin à eau Ouellet de Cap-Saint-Ignace, est l’un des derniers moulins à eau du Québec. Il fut construit en 1823 sur la rive du bras Saint-Nicolas par le maître-maçon Joseph Boulet pour les co-seigneurs Antoine-Gabriel Chenet et Lucie Riverin. Le bâtiment de pierre fait 50 pieds de long sur 32 de large, coiffé d’un toit à deux versants droits.
Histoire et fonctions
Il servait d’abord à moudre le grain pour la population locale, puis s’est vu adjoindre tôt un moulin à carder et à fouler la laine, preuve de sa multifonctionnalité typique des meuneries rurales du XIXe siècle.
Le premier meunier reconnu, Alexis Paquet, y travailla 26 ans. Des rénovations majeures furent réalisées après un incendie, avec reconstruction et bonification des mécanismes internes.
Au fil des décennies, il subit divers changements de propriétaires, dont le gouvernement du Québec et la Corporation du relais équestre Vincelotte, puis fait l’objet de campagnes de sauvetage à partir des années 1970.
Aujourd’hui, le moulin a perdu ses mécanismes d’origine, mais des efforts sont menés (par le Regroupement d’Amis du moulin Ouellet) pour valoriser, restaurer et reconnaître l’édifice comme patrimoine local, avec des activités culturelles et de mise en valeur du site.
Patrimoine et état
Le site conserve son emprise d’origine, son architecture d’époque (murs, toiture, charpente) et une valeur remarquable comme témoin de l’époque seigneuriale, de la diversification des savoir-faire artisanaux et de l’évolution rurale du Québec.
La protection et la relance du moulin Ouellet s’inscrivent dans une dynamique de reconnaissance patrimoniale et de sensibilisation aux richesses locales.
Le moulin Ouellet est donc un symbole de l’ingéniosité rurale du XIXe siècle, en quête de renaissance, représentatif des moulins multifonctionnels qui jalonnaient le Québec traditionnel.



